Blog consacré aux artistes participatifs. Et la web-radio "RéseauNances".
Il me lève un de ces voiles éteint ce matin
qui me lave d'une sève matinée d'étain
Tes cheveux enfouis à des heures perdues
Parfument encore un peu de mon aube imbue
Quelle heure est-il , à ta pendule , quelle heure est-il ?
Marquée à l'image d'une sainte sans foi
C'est une procession d'ego que je me dois
De tailler sans faille à des sommets nouveaux
A des hauteurs de mélopées sans héros
Sur ma pendule , sans héros, sur ma pendule
La mienne remonte à ce doux temps
Où tu étais le cardinal de mes élans
Le pole de mon nord sans carats ni diamants
Humer à tâtons des volutes à tes vœux
Censés t'hérisser de mes désirs irascibles
Tu fustiges à mes yeux un feu de camps pour deux
Retranché au dedans d'un cœur pris pour cible
Sur la pendule , pris pour cible , sur la pendule
La mienne remonte à ces annales
Où dans l'ombre tu écumais ma lande opale
Compas de mes envies boréales
Tes idiomes en disent long sur ces chimères
embrasant mes champs de bataille éphémères
Désormais tu es une horloge qui n'aiguille en moi
Que les dés du hasard qui gouvernent en toi
Quel heure est-il à ton carillon ?
Le mien remonte la pente des accusés
Avec le souvenir d'un raidillon
Magnétiquement délaissé